Hérault. Le Conseil départemental vote 230.000 € de subventions supplémentaires pour les migrants

Source : Lengadoc Info – En décembre dernier, le Conseil départemental de l’Hérault a voté à huis clos une nouvelle vague de subventions pour des associations d’aide aux migrants. Un vote dont les méthodes laissent à désirer.


En première ligne dans l’accueil des immigrés dans l’Hérault, le président du Conseil départemental, Kleber Mesquida (PS), a fait voter le 18 décembre dernier une nouvelle vague de subventions pour des associations pro-migrants.

Ainsi, l’association RAIH (Réseau Accueil Insertion Hérault), à qui le Département de l’Hérault avait déjà attribué une subvention de 116 000 euros en juin dernier, recevra une nouvelle subvention de 90 000 euros. Cette somme devra servir à animer une « permanence et plateforme d’accueil de Mineurs Non Accompagnés » (anciennement Mineurs Isolés Étrangers), évaluer « la situation du Mineur Non Accompagné » et accompagner « la constitution de l’état civil et la régularisation du jeune ».

La seconde subvention, d’un montant de 140 160 €, est attribuée à Habitat Jeunes Montpellier pour l’accueil de jeunes majeurs anciens « Mineurs Non Accompagnés ». Habitat Jeunes Montpellier doit permettre aux migrants désignés d’accéder « à un logement Habitat Jeunes ainsi qu’à un accompagnement éducatif […] visant : leur insertion sociale, l’accompagnement aux démarches de régularisation et l’insertion professionnelle ». Huit ex- « Mineurs Non Accompagnés » sont concernés par cette subvention, soit 17 520 € par migrant.

Ces subventions font polémique, notamment en raison des nombreuses agressions liées aux « Mineurs Non Accompagnés » dans le centre-ville de Montpellier.

Outre l’importance des sommes attribuées par le Conseil départemental de l’Hérault pour l’accueil des migrants dans le département, la façon de voter ces subventions ne laissent guère de possibilités aux élus hostiles de s’y opposer.

En effet, ces quelques subventions en faveur des migrants sont votées à huis clos et en bloc avec des dizaines d’autres dossiers portant sur des sujets très variés comme l’aménagement du réseau routier départemental ou l’aide aux femmes enceintes.

Il est donc impossible pour des élus de s’opposer aux subventions en faveur des migrants sans voter contre les autres dossiers présentés. Par conséquent, les opposants ne peuvent que s’abstenir comme l’ont fait les élus du groupe Défendre l’Hérault et le conseiller départemental de droite Guillaume Fabre.